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Security and Life Science : Prevention, Pre-emption, Precaution. Governmentality of unease, biopolitics and monitoring of the future ?

lundi 9 mars 2009, par Challenge French Team

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PREVENTION, PRE-EMPTION AND PRECAUTION AND MONITORING THE FUTURE : SECURITY AND LIFE SCIENCES

GOVERNMENTALITY OF UNEASE, FREEDOM AND BIOPOLITICS

7 et 8 avril 2009

14h-18h et 9h30-13h30

Centre d’études et de recherches internationales

56, rue Jacob

75006 Paris

Salle de conférence : Hôtel d’York

Le séminaire sera simultanément en français et en anglais. Une traduction simultanée est prévue afin de permettre un échange de qualité entre partenaires

Organisation :

Didier Bigo – Maître de conférence des universités à Sciences-Po, Paris

Didier.bigo.conflits@gmail.com

Marie-Hermine de Montangon – Assistante de recherche, Programme Challenge, CERI-Sciences-Po demontangon@libertysecurity.org 01 45 49 55 73

Julien Jeandesboz – Doctorant Sciences-Po et chercheur pour le Programme INEX

julien.jeandesboz@sciences-po.org

Présentation

Qu’il s’agisse des enjeux de sécurité, des sciences du vivant, des sciences de l’environnement, la thématique de la prévention des catastrophes est devenue un enjeu clé des discussions politiques, administratives et universitaires. Dans l’environnement on a beaucoup utilisé le terme de précaution et on a mis en place une réflexion épistémique et théorique sur la validité du concept et sur ce qu’il implique en terme de politique publique. Dans les sciences du vivant, on a aussi beaucoup développé une réflexion sur les risques biologiques, sur les mécanismes de contamination des maladies, sur les formes d’action préventive à mener malgré les risques induits par ces dernières. La notion de vie elle-même a été analysée sous les catégories du risque. Dans les enjeux de sécurité, on a vu, surtout depuis 2001, apparaître une série de discours évoquant le risque de terrorisme nucléaire et suggérant que la pré-emption/prévention doit passer par l’attaque préventive de l’adversaire, en faisant le parallèle explicite avec les sciences du vivant et de l’environnement. Qu’en est-il ? Comment penser les différences de statut entre précaution, pré-emption, prévention ? Sur quelles bases scientifiques repose ces terminologies ? Comment analyser ce phénomène d’une gouvernementalité de l’inquiétude qui se structure autour de la catastrophe toujours possible, de l’action préventive ?

En partant d’une série d’hypothèses structurées par Michel Foucault, Nikolas Rose et son laboratoire BIOS discuteront de ces enjeux autour des sciences du vivant. Didier Bigo et l’ensemble de l’équipe Challenge interviendront sur les enjeux de sécurité, tout comme l’équipe du programme INEX. Nous espérons aussi la participation d’intervenants venant d’horizon professionnels et disciplinaires différents afin de créer un débat qui n’a pas encore atteint en France l’intensité qu’il a dans les autres pays européens, en particulier dans la réflexion pluridisciplinaire.

Nous suggérons à tous les invités de faire de courtes interventions afin de réfléchir sur les bases épistémologiques des systèmes de savoir constitué à la base des discours prônant la prévention ou la précaution, sur les mises en oeuvre de ces discours dans les pratiques politiques et sur les moyens administratifs, financiers et humains impliqués ainsi que sur les conséquences juridiques et en terme de libertés de telles actions.

Il nous faudra lors de la journée premièrement réfléchir de manière transdisciplinaire à la manière dont cette redéfinition des risques et de la logique anticipative reconfigure notre rapport à l’Etat et au pouvoir politique. Les développements en cours accréditent-ils l’idée que la « gouvernementalité du risque ou de l’inquiétude » serait devenue la matrice de la politique (post)moderne ? Comment qualifier la manière dont ces transformations reconfigurent notre rapport au politique dans un contexte dans lequel l’Etat ou d’autres autorités sont chargées d’arbitrer entre différents futurs afin de faire advenir le futur le plus souhaitable ?

Deuxièmement, sur un plan plus épistémologique, il faudra réfléchir au statut scientifique des savoirs sur les risques et leur anticipation. En effet, la fiction est dense dans la science comme le soulignait Michel Serres. Cette densité au sens mathématique du terme n’empêche-t-elle pas de distinguer la connaissance de la fiction ? Peut-on « réversibiliser » un futur, en particulier dans les domaines où l’action humaine réflexive s’exerce ? Qu’il s’agisse de la prévention par une guerre en Irak, de la prévention d’une épidémie ou de « simple » précaution quant aux manipulations transgéniques, il y a à réfléchir sur les frontières qui permettent de discerner les arguments raisonnables de ceux qui reposent sur des croyances et des peurs irrationnelles. Ces questions sont d’autant plus importantes du point de vue de la science politique et des politiques publiques que les discours contemporains sur la prévention se situent à l’interface du champ scientifique et de celui de l’aide à la prise de décision politique.

Enfin, troisièmement, il faudra évaluer la pertinence sociale et politique de cette nouvelle logique préventive. Sous les apparences de l’importation d’un discours scientifique dans la gestion de la vie quotidienne des individus et des sociétés, n’est-ce pas au contraire une forme d’arbitraire qui s’immisce dans les relations sociales et politiques ? En effet, à une époque de mobilité accrue, dans laquelle le futur devient plus difficile à anticiper et les groupes à protéger plus difficiles à définir, cette apparente rationalité scientifique ne justifie-t-elle pas l’introduction de logiques d’exception au nom des menaces et dangers à venir ?

PROGRAMME

First Round Table

Prevention, Pre-emption, Precaution and Monitoring of the Future : Security and Life Sciences

7 avril 2009

14h – 18h

Pause café à 16h

Nikolas Rose Professeur de Sociologie et Directeur du labo BIOS (Centre for the Study of Bioscience, Biomedicine, Biotechnology and Society) de la London School of Economics

Filipa Lentzos Chercheur associé, Labo BIOS Centre, de la London School of Economics

Emilio Mordini MD ; Professeur en bioéthique et Directeur du Centre for Science, Society and Citizenship, Rome

Marc Guerrier* Directeur Adjoint de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris

Ariel Colomnos Directeur de recherche CNRS, CERI-Sciences-Po, Paris

Didier Fassin* Professeur à l’Université Paris 13 et Directeur d’études à l’EHESS

Marie-Claude Smouts*

Sandrine Revet Chargée de recherche CERI -Sciences-Po, Paris

Didier Bigo Maître de conférence des universités à Sciences-Po, Paris

Serge Sidoroff*Gilles Favarel-Garrigues* Chercheur au CERI-Sciences-Po, Paris

Julien Jeandesboz Doctorant Sciences-Po et Chercheur pour le Programme INEX

Anthony Amicelle Doctorant Sciences-Po et affilié au Programme INEX

Serge Gutwirth* Professeur à la Vrije Universiteit Brussel, Chercheur pour le ¨Programme INEX

Second Round Table

Governmentality of Unease, Freedom and Biopolitics

8 avril 2009

9h30-13h30

Pause café à 11h

Déjeuner à 13h30

Nikolas Rose Professeur de Sociologie et Directeur du labo BIOS (Centre for the Study of Bioscience, Biomedicine, Biotechnology and Society) de la London School of Economics

Michael Dillon Professeur en relations internationales à l’université de Lancaster

Luis Lobo Guerrero

Professeur en science politique à l’université de Keele

Fréderic Gros Professeur de philosophie politique à l’université de Paris XIII

Andrew Neal Professeur en science politique et relations internationales à l’université d’Edimbourg

Bernard Lacroix Professeur en science politique à l’université de Nanterre Paris X

Philippe Bonditti

Chercheur invité à l’Institut Watson for International Studies, Université de Brown, USA

Tugba Basaran Professeur en relations internationales, Brussels School of International Studies

Philippe Braud Professeur des universités en science politique, Sciences-Po Paris

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