L’Autorité grecque chargée de la protection des données personnelles s’est de nouveau opposée à l’usage extensif de la biométrie en matière de contrôle du public des stades. Elle s’était déjà opposée à la création d’une carte de supporter (obligatoire pour entrer dans un stade) et à la création d’une vaste base de données et de renseignements sur les supporters souhaitant acheter de billets de matches.
La question a été posée lorsqu’une société privée a demandé l’autorisation d’installer à titre expérimental (pendant deux mois) un système de contrôle biométrique de toutes les personnes souhaitant se rendre à un club sportif. Il était aussi précisé que le contrôle serait appliqué uniquement aux personnes consentantes. Ce programme-pilote s’intégrait dans un programme de recherche sur l’usage de la biométrie en milieu sportif, financé par le Secrétariat général de recherche et de technologie.
L’Autorité a estimé que l’installation d’un tel système de contrôle, même à des fins de recherche, était illégale car contraire aux principes de finalité et de nécessité. Elle a aussi rappelé que le consentement n’a pas d’effet sur le caractère illégal d’un acte. Elle a toutefois précisé que la réalisation du dit programme de recherche pourrait être atteinte par des moyens plus doux, tels que l’application du système en laboratoire.
Dans le passé, l’Autorité avait rejeté deux autres demandes d’installation de systèmes de contrôle biométrique, qui concernaient respectivement les personnes travaillant dans un bâtiment municipal et les passagers d’avions atterissant ou décollant de l’aéroport international d’Athènes. En revanche, elle a autorisé le contrôle biométrique des personnes ayant droit d’accès à des installations sensibles du métro d’Athènes.
28 septembre 2005
(texte traduit du grec)