Athané François
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23 November 2005
Pourquoi les illégalismes commis par de multiples mouvements sociaux nous paraissent ne pas devoir faire l’objet de poursuites judiciaires, alors que ceux commis par les prétendus « émeutiers » ne reçoivent, pour le moment, presque aucun soutien de ce genre ? Les luttes sociales comportent toujours, en leur sein, une lutte pour dire quelles sont les formes légitimes de la lutte. Sur ce plan, les mouvements progressistes ont perdu beaucoup de terrain - le droit de grève étant lui-même insidieusement remis en cause. Toutefois, l’actualité française, après douze nuits d’insurrection dans nos banlieues, requiert que cette question soit posée de la façon la plus explicite possible.