19 June 2006
Ce que nous appelons «une révolte en toute logique» a été un surgissement. Le surgissement d’une partie de la jeunesse de ce pays, contrôlée, humiliée, méprisée, utilisée, appelée si nécessaire au besoin du sport national qu’est devenu tout scrutin électoral. Leur avenir devrait se résumer à ne devoir subir que les pratiques de la police et être éduqués aux «bonnes» manières de la République. Il y a eu consensus pour étouffer toute parole, éteindre tous les feux. D’où l’ironie du reproche qui consista à dire : cette révolte est sans parole.