Rodier Claire
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21 June 2006
Au début de l’automne 2005, plus d’une dizaine de personnes ont trouvé la mort, et des centaines d’autres, parmi lesquelles des demandeurs d’asile, ont été déportées et pour certaines d’entre elles abandonnées dans le désert par les autorités marocaines à la suite de leurs tentatives désespérées pour franchir la seule frontière terrestre qui existe entre l’Afrique et l’Europe, matérialisée par des fossés et des murs de trois mètres de haut entourant les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, au nord du Maroc. Quelques semaines plus tard, ce sont encore des centaines de migrants qui faisaient l’objet d’une opération de reconduite à la frontière par les autorités algériennes après leur évacuation d’un vaste campement informel installé à Maghnia, près de la frontière marocaine. Là aussi, des demandeurs d’asile auraient été identifiés.
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5 October 2004
On le soupçonnait : s’il y a beaucoup de réfugiés, c’est qu’il y en a trop. Et trop de « faux «. Annoncée à coups de novlangue européenne (« asile interne «, « partage du fardeau «, « zones de protection «), la politique qui vient les parquera dans des camps hors des frontières de l’Union européenne. Où il faudra exiler aussi cette espèce en danger, les instruments internationaux de protection des droits de l’homme.