En juin 2002, la High Court annulait l’arrêté d’extradition vers la France de R. Ramda aux motifs que la procédure était affectée par une suspicion d’abus policiers auxquels la justice française s’était montrée indifférente. La multiplication des critiques formulées depuis lors par les institutions (inter)nationales à l’égard tant du recours récurrent à la force illégale par les services de police que des carences du contrôle judiciaire de l’action policière en France confère à cette décision une importance que les autorités françaises auraient tort de négliger.