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Exception - Exception


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EXCEPTION

  • Emergency law

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  • L’état d’exception, le juge, l’étranger et les droits de l’Homme : trois défis des Cours britanniques

    13 February 2006, by Guild Elspeth
    Cet article examine la transformation de la relation entre les juges et les membres de l’exécutif au RU par l’intermédiaire du droit supranational. On observe, en analysant trois jugements rendus par les cours britanniques en décembre 2004, le changement fondamental en cours au sujet de la localisation de la souveraineté. Cet article évoque trois jugements qui soulèvent des doutes quant à la séparation des pouvoirs. En refusant d’accepter la différenciation entre le citoyen et l’étranger les cours détruisent la base pour l’exclusion de l’étranger des droits de l’Homme. Le mécanisme utilisé pour ce faire est l’incorporation du droit international au niveau national. En invoquant ainsi la mondialisation de la justice, les juges renforcent leur position d’arbitres de l’action et du comportement nationaux que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Etat. La frontière n’est plus déterminante, qu’il s’agisse de la frontière de l’Etat, de la frontière de l’état d’exception, ou de la frontière entre le citoyen et l’étranger.
  • L’international, l’impérial, l’exceptionnel

    13 February 2006, by Walker Rob J.
    Il est souvent fait recours aux termes international, impérial et exceptionnel pour analyser la vie politique contemporaine. Cet article explore ce qui se joue en chacun de ces trois concepts et examine les relations qu’ils entretiennent ; il insiste sur la saillance perdue des concepts d’international et d’impérial et la force croissante des concepts de l’exceptionnel ; il esquisse une triple critique de la conception particulière de la souveraineté par Karl Schmitt, entendue comme la capacité à décider des exceptions ; il prend en considération les implications de cette critique sur le statut de penseur critique attribué à Kant ; il essaye enfin d’ouvrir sur la question de savoir ce que signifie le fait d’invoquer l’exceptionnel depuis les attaques sur New York et l’invasion de l’Irak.
  • Suspicion et exception

    13 February 2006, by Guittet Emmanuel-Pierre , Perier Miriam
    En présentant dans ce numéro la recherche initiée par trois des équipes du programme-cadre de recherche ELISE, ce numéro offre d’autres perspectives d’analyse afin de comprendre ces discours de peur et engage dans une toute autre réflexion sur les rapports entre les pratiques d’exception, les logiques d’inimitié et de suspicion à l’oeuvre aujourd’hui. En déplaçant le curseur de l’analyse des attentats et de la recherche d’une explication immédiate vers une compréhension des politiques antiterroristes et des rapports entre pratiques d’exception et logiques d’inimitié et de suspicion, les chercheurs engagés dans le programme ELISE entendent apporter un éclairage renouvelé et résolument critique de ces « réponses » politiques qui conduisent certains à donner pour neuf ce qui ne l’est pas, et qui amènent d’autres, voire les mêmes, sous couvert d’une conception extensive de l’urgence, à faire de la suspicion une « certitude » et de cette certitude une preuve de la culpabilité.
  • Julian Reid : curriculum vitae

    13 February 2006, by Reid Julian
    Julian Reid is Lecturer in International Relations in the Department of War Studies at King’s College London. His interests are mainly in political, social, and philosophical approaches to war. He has recently completed a book, The Biopolitics of the War on Terror, forthcoming in 2006 with Manchester University Press. This book develops a specifically Foucauldian critique of the origins and development of the War on Terror, revealing its roots in the development of liberal regimes of disciplinary power and governmentality. He is now working on another text, co-authored with Professor Michael Dillon, titled The Liberal Way of War. This book examines the relations of changes in warfare to the development of the human and the natural sciences, with particular emphasis upon the implications of epistemological developments in science not only for the technological transformations underpinning the Revolution in Military Affairs (RMA), but for the broader strategies of power employed by global liberal regimes of governance to global societies and populations.
  • Commission temporaire sur la CIA : désignation des membres du bureau

    31 January 2006, by Parlement européen
    La commission temporaire sur l’utilisation présumée de pays européens par la CIA pour le transport et la détention illégale de prisonniers a tenu ce jeudi sa réunion constitutive et désigné formellement, par acclamation, les membres de son bureau. La commission sera présidée par Carlos Miguel Coelho (PPE-DE, PT), assisté de trois vice-présidents : Sarah Ludford (ADLE, UK), Giorgios Dimitrakopoulos (PPE-DE EL) et Cem Özdemir (Verts/ALE, DE).
  • Allégations de détentions secrètes dans des États membres du Conseil de l’Europe

    25 janvier 2006, par Conseil de l’Europe, Marty Dick
    Pour Dick Marty, rapporteur de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, dont les conclusions provisoires ont été rendues publiques aujourd’hui dans une note d’information, il est fort improbable que les gouvernements européens, ou tout au moins leurs services de renseignements, n’aient pas été au courant des « restitutions » de plus d’une centaine de personnes en Europe. Se référant notamment aux déclarations de fonctionnaires américains, M. Marty a déclaré que « de nombreux indices, cohérents et convergents, permettent de conclure à l’existence d’un système de « délocalisation » ou de « sous-traitance » de la torture.
  • Alleged secret detentions in Council of Europe member states

    25 January 2006, by Conseil de l’Europe, Marty Dick
    The first information memorandum on CIA rendition flights and alleged detention centres dismantles the largely shared statement ‘we didn’t know’. Dick Marty makes clear that governments, or at least the intelligence services, should have been aware of what was going on, given the high number of CIA-chartered flights that have passed through European countries.
  • Police beyond Borders

    12 December 2005, by Bigo Didier
    In this paper the author focuses on the theme of the illiberal practices at the heart of the liberal state when he examines the construction of the new «enemy» the abnormal alien after September 11, 2001. Here, the author plots the transformation of the media image of the immigrant as someone who is happy to be coming to the state to one seen through the prism of a construction of the host state a constructed individual in the heart of the society. From this perspective the arrival of anyone is by definition risky. It is a short step from there to threat and the immigrant as someone who needs to be confined so as not to threaten the community. The author outlines the immediate and important changes which occurred in both the USA and Europe following the September 11, 2001 attacks.
  • Intelligence, Exception and Suspicion after September 11th 2001 and March 11th 2004

    12 December 2005, by Bonelli Laurent
    This paper aims at highlighting the increased role of Intelligence services since the bloody attack of September 11, 2001 in New-York and Washington and of March 11, 2004, in Madrid, especially against Muslim radicalism. Starting from the French and British cases, we try to analyse the evolution of the missions of these services. By refusing the mechanistic perspective, which tends to analyse any evolution in terms of adaptations to so-called new threats, we try to show that the nature as well as the form of these missions result not only from the evolution of the activities of clandestine groups, but also from the permanence of the grid of analysis of these agencies, sometimes developed in other fields, and from the permanent legitimating process in which these services are engaged toward some specific sectors of the state apparatus. In this way, this paper contributes to highlight some other aspects of the practical modes of regulation of violence in western democraties.
  • Military Activities Inside National Territory

    12 December 2005, by Guittet Emmanuel-Pierre
    How are the French Armies implicated within the national territory? What are the reactions of the militaries when confronting the political decision to resort to the Army to intervene within the national ground ? This paper aims at highlighting the perceptions of terrorism by the military body. In this way, we analyse the effects of the discourses of exceptions and of the ever more structuring paradigm of «war against terror», as well as the various forms of resistance, within the military and the police bodies, against such developments and logics that can lead to the increase resort of the military within the national ground. This lead us to show how the know-how of the armies on the NRBC issue is a crucial argument for the implication of the army in the fight against terrorism, and eventually on the national territory. We finally show how this works with major confusion between civil protection and civil defense.
  • Facettes de l’(in)sécurité

    12 December 2005, by Cultures & Conflits
    Les articles de ce numéro de Cultures & Conflits s’entrechoquent et néanmoins entrent en résonance. Ils se réfèrent, de différentes façons et selon les objets d’études qui les génèrent, à une théorisation de l’(in)sécurisation comme processus social et politique dont, parfois, ils donnent à l’avance une piste de recherche qui va au-delà de la frontière qu’ils avaient pensée pour leur objet mais qui n’offre aussi qu’un fragment, qu’une facette. En parcourant le spectre de la sécurité individuelle quotidienne des lieux défavorisés (L. Bonelli), des processus de mobilisation politique, des technologies de contrôle des mobilisations populaires, (A. Tsoukala, F. Jobard) des formes de surveillance des activités des organisations clandestines jusqu’aux mécanismes juridiques et politiques définissant la souveraineté et les moments de l’Etat d’exception, des rapports de la force et du droit, des relations de la justice à l’Etat et à la violence, des rapports de puissance et de leur dimension éthique (E. Guild, G. Devin), le lecteur aura sans doute l’impression, tout comme nous, d’une hétérogénéité dérangeante en ce qu’elle n’est pas sans articulation, sans point de rencontre.
  • Facettes de l’(in)sécurité ou l’ordinaire de l’exceptionnel

    11 December 2005, by Bigo Didier
    Les articles de ce numéro de Cultures & Conflits s’entrechoquent et néanmoins entrent en résonance. Ils se réfèrent, de différentes façons et selon les objets d’études qui les génèrent, à une théorisation de l’(in)sécurisation comme processus social et politique dont, parfois, ils donnent à l’avance une piste de recherche qui va au-delà de la frontière qu’ils avaient pensée pour leur objet mais qui n’offre aussi qu’un fragment, qu’une facette. En parcourant le spectre de la sécurité individuelle quotidienne des lieux défavorisés (L. Bonelli), des processus de mobilisation politique, des technologies de contrôle des mobilisations populaires, (A. Tsoukala, F. Jobard) des formes de surveillance des activités des organisations clandestines jusqu’aux mécanismes juridiques et politiques définissant la souveraineté et les moments de l’Etat d’exception, des rapports de la force et du droit, des relations de la justice à l’Etat et à la violence, des rapports de puissance et de leur dimension éthique (E. Guild, G. Devin), le lecteur aura sans doute l’impression, tout comme nous, d’une hétérogénéité dérangeante en ce qu’elle n’est pas sans articulation, sans point de rencontre.
  • Agamben face aux juges. Souveraineté, exception et antiterrorisme

    11 December 2005, by Guild Elspeth
    L’Anti-terrorism, Crime and Security Act a été promulgué le 14 décembre 2001. Cette loi a été votée du fait de la perception d’un état d’urgence au Royaume-Uni après les attentats terroristes du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis. Elle vise, selon son exposé des motifs, à : tarir le financement du terrorisme ; garantir la collecte et le partage par les services et les organismes gouvernementaux des renseignements nécessaires pour contrer les menaces terroristes ; rationaliser les procédures d’immigration concernées ; garantir la sécurité du secteur nucléaire et de l’industrie aéronautique ; renforcer la sécurité de substances dangereuses pouvant être ciblées ou utilisées par des terroristes ; étendre les pouvoirs de police des forces concernées ; garantir le respect des obligations européennes du Royaume-Uni en matière de coopération judiciaire et de police et celui de ses engagements internationaux en matière de lutte contre la corruption ; mettre à jour une partie de l’arsenal juridique de lutte anti-terroriste au Royaume-Uni.
  • De Tampere à Séville, vers une ultra gouvernementalisation de la domination transnationale ?

    11 December 2005, by Bigo Didier, Guild Elspeth
    De Tampere à Séville, nous avons entamé une crise en spirale de la représentation politique allant des espoirs des ONG dans Tampere aux désillusions de Laeken et Séville, en passant par la colère de l’après-Gênes. Cette crise engendre une légitimité toujours plus chancelante de l’Union ainsi qu’une délégitimation forte des décisions des sommets du G8. Mais cela semble paradoxalement renforcer la détermination des divers gouvernants à imposer leurs vues sur la sécurité et l’ordre mondial. Dès lors, la période contemporaine est riche d’événements divers scandés par les noms de villes des sommets, Tampere, Québec, Nice, Göteborg, Gênes, Laeken, Séville... et une date le 11 septembre, qui n’ont quasiment rien en commun en termes institutionnels, en termes de discussion sur des sujets particuliers, mais qui pourtant font sens ensemble.
  • État d’urgence : la violence c’est quoi ?

    22 November 2005, by Ralite Jack
    Nous devions débattre aujourd’hui des graves et profonds problèmes de banlieue. Et puis après le conseil des ministres exceptionnel de lundi dernier, ce débat a été supprimé et remplacé par l’examen d’une loi d’exception ultra-sécuritaire qui vise à enchaîner toute espèce de liberté en exagérant toute espèce de danger. Ça n’est pas l’ordre dans la République qui vous importe, c’est la République de l’ordre. Car votre loi issue de la guerre d’Algérie, appliquée alors pour briser les résistances à l’ordre colonial, vise aujourd’hui à tout faire pour briser les résistances à l’ordre libéral. Cette loi n’autorise pas seulement le couvre feu, mais la définition de zones sécuritaires, les perquisitions de jour et de nuit, les assignations à résidence, les sanctions pénales expéditives. Alors qu’il y a urgence sociale et humaine, vous répondez urgence sécuritaire et inhumaine.
  • Una visión policial de la sociedad

    21 de noviembre de 2005, por Bonelli Laurent
    Con la excusa de la lucha contra la inseguridad, el Estado francés multiplica leyes y decretos generalizando el control social a distintas capas de la población cada vez más numerosas. Así, los poderes de la policía se amplían al mismo tiempo que sus misiones de vigilancia. Tal inflación represiva, que sobrepasa los medios y las competencias de las fuerzas de seguridad, les conduce a descargarse sobre otras instituciones sociales. Al mismo tiempo los abusos policiales, que alimentan los enérgicos discursos del ministro del interior-simbolizados por los dos clandestinos expulsados muertos en Roissy- contribuyen a radicalizar los discursos «antipoliciales» de los jóvenes.
  • Une vision policière de la société

    21 November 2005, by Bonelli Laurent
    Sous couvert de lutte contre l’insécurité, l’Etat français multiplie lois et décrets généralisant le contrôle social à des catégories de la population toujours plus nombreuses. Ainsi, les pouvoirs de la police s’élargissent en même temps que ses missions de surveillance. Une telle inflation répressive, qui dépasse les moyens et les compétences des forces de sécurité, les conduit à se décharger sur d’autres institutions sociales. Au même moment, les bavures qu’alimentent les discours musclés du ministre de l’intérieur - symbolisées par les deux clandestins expulsés morts à Roissy - contribuent à radicaliser le discours « anti-flics » des jeunes
  • Les troubles urbains de l’automne 2005 en France

    21 November 2005, by Bonelli Laurent
    Près de 8000 voitures brûlées, des équipements collectifs (écoles, crèches, gymnases) détruits, l’instauration de l’état d’urgence, 2800 personnes interpellées par les forces de l’ordre, 400 condamnations à des peines de prison ferme prononcées par les tribunaux : le bilan des troubles qui ont secoué la France durant les mois d’octobre-novembre 2005 est lourd en termes matériels, humains et symboliques. Travaillant depuis des années sur ces questions, les membres de l’équipe Française de Challenge proposent une série de textes de statuts différents, qui permettront au lecteur de s’orienter dans la production pléthorique d’analyses plus ou moins sérieuses qui ont été produites ces dernières semaines.
  • Rapport sur le projet de loi, adopté par l’Assemblée nationale, prorogeant l’application de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955

    21 November 2005, by Hyest Jean-Jacques
    Après avoir rappelé la législation en vigueur en matière d’état d’urgence, il a exposé le bilan de vingt jours de violences urbaines et de sept jours d’état d’urgence. Il a jugé que le recours à la loi du 3 avril 1955 était approprié et proportionné eu égard aux circonstances et aux diverses législations de crise à la disposition du Gouvernement. Tout en remarquant que la loi du 3 avril 1955 nécessiterait d’être adaptée à notre époque, il a estimé que la modération avec laquelle il en avait été fait usage au cours de cette crise était remarquable.
  • Décret no 2005-1387 du 8 novembre 2005 relatif à l’application de la loi no 55-385 du 3 avril 1955

    21 November 2005, by Ministère de l’Intérieur français
    Outre les mesures prévues à l’article 5 de la loi du 3 avril 1955 susvisée qui sont applicables à l’ensemble du territoire métropolitain, les mesures mentionnées aux articles 6, 8, 9 et au 1o de l’article 11 de la loi peuvent être mises en oeuvre dans les zones dont la liste figure en annexe au présent décret.

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