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21 November 2005, by Chaambi Abdelaziz
Nous devons tous manifester une vigilance accrue et faire preuve de créativité pour transformer ces mouvements de révolte en véritable combat politique, et afin d’éviter que le couvercle de la répression et des promesses creuses ne vienne étouffer la voix de ces millions d’opprimés pour de longues années.
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21 November 2005, by Sainati Gilles
Devant l’échec de sa politique sécuritaire, le gouvernement pousse le bouchon toujours plus loin : état d’urgence, couvre feux de la loi de 1955 qui a servi en Algérie à l’époque coloniale et servira aujourd’hui pour réprimer les petits enfants d’immigrés, choix symbolique douteux, mais surtout inefficace. En fait au rythme du nombre de voitures brflées c’est bien la faillite de la surenchère sécuritaire que l’on constate aujourd’hui. Tout l’establishment bien pensant fait d’experts en sécurité urbaine devrait aujourd’hui faire son aggiornamento. Combien de temps, d’argent perdu en diagnostic et contrats locaux de sécurité, etc. puit sans fond permettant simplement de financer les opinions les plus réactionnaires en matière de développement urbain.
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21 November 2005, by Kassovitz Mathieu
Depuis quelque temps, les radios et les télévisions du monde entier essaient d’obtenir de ma part une interview à propos des événements qui secouent les banlieues de France. Je ne peux malheureusement pas honorer toutes les demandes, j’ai donc décidé de m’exprimer sur mon site. Aussi loin que je veux me tenir de la politique, il est difficile de rester distant face aux dérèglements des politiciens. Et quand ces dérèglements attisent la haine de toute une jeunesse, je me retiens de ne pas encourager les casseurs.
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21 November 2005, by Ministère de l’Intérieur français,
Sarkozy Nicolas
L’article 1er de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 modifiée instituant un état d’urgence dispose que « l’état d’urgence peut être déclaré sur tout ou partie du territoire métropolitain, soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas d’événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique ». A la suite des violences urbaines qui ont débuté le 27 octobre dernier et se sont développées avec une ampleur inquiétante, l’état d’urgence sur le territoire métropolitain a été déclaré par le décret n° 2005-1386 du 8 novembre 2005 portant application de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 à compter du 9 novembre 2005, à zéro heure. La gravité et l’extension à un grand nombre de centres urbains de ces violences, dirigées contre les personnes et les biens, ont justifié cette mesure.
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21 November 2005, by Bonelli Laurent
« L’explosion » de l’insécurité dans les banlieues françaises est devenue un sujet incontournable du débat politique, électoral et médiatique. Les discours inquiets ou alarmistes, les dossiers spéciaux et les reportages spectaculaires se succèdent et se multiplient reléguant au second plan des pans entiers de l’actualité sociale et politique du pays. Analystes, « experts » et essayistes de la sécurité prophétisent sur fond de cartes exponentielles de la délinquance, l’avènement de zones de « non-droit » aux mains de délinquants toujours plus jeunes, plus récidivistes et plus violents, alors que les différents partis politiques, toutes tendances confondues, invoquent la « demande de sécurité » de leurs électeurs pour réclamer une action plus énergique de la police et de la justice. Depuis le milieu des années 1990, la sécurité urbaine est de la sorte devenue l’une des principales priorités des différents gouvernements, qui y consacrent des moyens importants, matériels et législatifs.
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21 November 2005, by Cultures & Conflits
Les débats préparatoires à la conception de ce numéro ont porté d’emblée sur la pertinence du thème proposé : les enfants sont-ils susceptibles d’un comportement politique sans cesser d’être enfants ? Si oui, leur violence politique présente-t-elle un caractère spécifique ? La discrétion de la littérature scientifique, sinon romanesque, à cet égard faisait en effet douter que la violence politique des enfants fut un vrai sujet. La première de ces questions en cache en réalité une autre, occultée par une incertitude langagière allègrement encouragée par la pratique sociale et politique : qui est enfant ?
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21 November 2005, by Cultures & Conflits
Les violences urbaines contemporaines traduisent-elles la décomposition des nations, la crise ou la mutation des sociétés où elles surgissent, l’affaiblissement des Etats ? Lorsqu’elles sont l’expression d’une révolte qui constitue une demande d’intégration bien plus qu’une volonté de rupture, ne posent-elles pas des problèmes éthiques et moraux à ceux qui exercent la responsabilité du pouvoir, aux acteurs politiques, aux intellectuels ? Au nom de quelles valeurs les gouvernants peuvent-ils maintenir un ordre acceptable face aux violences des exclus ? Le comportement des forces de l’ordre ne renforce-t-il pas trop souvent l’exclusion et la spirale de la violence ? Telles sont quelques unes des questions, parmi d’autres, que posent les auteurs qui contribuent au présent numéro de notre revue.
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21 November 2005, by Masclet Olivier
S’il est vrai que l’immigration transforme en profondeur les normes, valeurs et pratiques des familles immigrées, que les modèles éducatifs importés sont « travaillés par le temps passé en France », peut-on pour autant en conclure que les « problèmes des jeunes » observables dans « les quartiers » (délinquance, toxicomanie, trafic, etc.) trouvent leur origine dans la « crise du modèle parental maghrébin » pour parler comme Michèle Tribalat ou dans « la faillite des pères maghrébins » pour reprendre l’expression de Pascal Duret ?
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21 November 2005, by Houillon Philippe
Sans discontinuer depuis le 27 octobre dernier, des violences ont essaimé dans la plupart des zones urbaines de notre territoire. L’objectif n’est pas ici de déterminer les causes de la crise ni de rechercher les responsabilités mais de déployer tous les outils juridiques à notre disposition pour rétablir l’ordre public, mais aussi pour le maintenir au-delà des manifestations les plus violentes de la crise. Il s’agit seulement aujourd’hui d’accorder au Gouvernement les moyens gradués de répondre à ces objectifs. À cet égard, le caractère exceptionnel des circonstances exige une légalité exceptionnelle.